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Le chômage est l'un des grands problèmes économiques et sociaux. D'où vient-il, et comment le combattre ? La spécialité SES de terminale analyse les causes du chômage et les politiques pour le réduire.
Le cours
Le chômage est l'une des grandes préoccupations économiques et sociales. Mais pour l'analyser et le mesurer, il faut d'abord le définir précisément, car la notion est plus complexe qu'il n'y paraît.
Un chômeur est une personne sans emploi, disponible pour travailler et qui recherche activement un emploi. Cette définition précise (utilisée internationalement) distingue le chômage de l'inactivité (étudiants, retraités, personnes ne cherchant pas d'emploi). Le taux de chômage mesure la part des chômeurs dans la population active (les personnes en emploi ou au chômage). Il ne faut pas le confondre avec le nombre de chômeurs. La mesure du chômage fait d'ailleurs l'objet de conventions précises.
Bien définir et mesurer le chômage est essentiel pour l'analyser et concevoir des politiques adaptées. La distinction entre chômage, emploi et inactivité, et la notion de population active, sont fondamentales. Ces notions sont approfondies dans le supérieur, en économie du travail, un domaine important des études d'économie, et en statistique économique.
Le taux de chômage mesure la part des chômeurs dans la population active.
Le chômage n'a pas une cause unique : les économistes distinguent plusieurs types de chômage, correspondant à des mécanismes différents. Comprendre ces causes est indispensable pour lutter efficacement contre le chômage.
On distingue notamment le chômage conjoncturel, lié au ralentissement de l'activité économique : quand l'économie va mal et que la demande est faible, les entreprises produisent moins et embauchent moins. Et le chômage structurel, lié à des causes plus durables : inadéquation entre les qualifications des travailleurs et les besoins des entreprises, rigidités du marché du travail, coût du travail. D'autres facteurs interviennent, comme les évolutions technologiques qui suppriment certains emplois tout en en créant d'autres.
Distinguer les causes du chômage est fondamental, car les remèdes diffèrent selon les cas : un chômage conjoncturel appelle un soutien de l'activité, un chômage structural des réformes plus profondes. Cette analyse est au cœur de l'économie du travail et des politiques de l'emploi. Elle est approfondie dans le supérieur, en économie, et éclaire de nombreux débats de politique économique.
Une inadéquation entre les compétences disponibles et les emplois offerts crée du chômage.
Face au chômage conjoncturel, lié à une insuffisance de l'activité économique, une première grande famille de politiques consiste à soutenir l'activité et la demande, afin d'inciter les entreprises à produire et à embaucher davantage.
L'idée, notamment développée par l'économiste Keynes, est que le chômage peut provenir d'une demande trop faible : si les ménages et les entreprises ne dépensent pas assez, les entreprises ne produisent pas assez et n'embauchent pas. Les pouvoirs publics peuvent alors stimuler la demande, par exemple en augmentant les dépenses publiques, en soutenant le pouvoir d'achat ou en facilitant le crédit. Ce soutien de l'activité vise à relancer la production et donc l'emploi. On parle de politiques de relance.
Ces politiques de soutien à l'activité sont particulièrement pertinentes en période de crise ou de faible croissance. Elles font l'objet de débats (efficacité, coût pour les finances publiques). Comprendre leur logique est essentiel en économie. Ces analyses, issues notamment de la pensée keynésienne, sont approfondies dans le supérieur, en macroéconomie et en politique économique.
Relancer la demande peut inciter les entreprises à embaucher.
Face au chômage structurel, lié à des causes durables, une seconde grande famille de politiques consiste à agir directement sur le fonctionnement du marché du travail, pour mieux faire correspondre l'offre et la demande d'emploi.
Plusieurs leviers existent. La formation permet d'adapter les qualifications des travailleurs aux besoins des entreprises, réduisant l'inadéquation. La réduction du coût du travail (par exemple par des baisses de cotisations) vise à inciter les entreprises à embaucher. L'amélioration de la mise en relation entre offreurs et demandeurs d'emploi (services de l'emploi) facilite les recrutements. Certaines politiques cherchent aussi à assouplir les règles du marché du travail. Ces mesures visent les causes profondes du chômage.
Ces politiques structurelles complètent le soutien à l'activité et sont adaptées au chômage durable. Elles font l'objet de vifs débats (notamment sur la flexibilité du travail et son coût social). Comprendre ces approches est essentiel pour analyser les politiques de l'emploi. Elles sont approfondies dans le supérieur, en économie du travail et en politique économique.
La formation aide à adapter les qualifications aux emplois disponibles.
Le chômage a plusieurs origines. Le chômage conjoncturel résulte d'un ralentissement de l'activité : quand la demande baisse, les entreprises embauchent moins.
Le chômage structurel, lui, tient à des causes durables : décalage entre les qualifications disponibles et les besoins, rigidités du marché du travail, mutations technologiques. Identifier la cause est essentiel, car les remèdes diffèrent.
Contre le chômage conjoncturel, on peut soutenir la demande (politiques de relance). Contre le chômage structurel, on agit sur la formation, l'adaptation des compétences, ou la flexibilité du marché du travail.
Chaque politique a des avantages et des limites, et fait l'objet de débats (efficacité, coût, effets sur les inégalités). Il n'existe pas de solution unique et miraculeuse.
Le chômage augmente parce que des emplois exigent des compétences que les chômeurs n'ont pas. De quel type de chômage s'agit-il ?
Le monde du travail se transforme : automatisation, numérique, nouvelles formes d'emploi. Ces mutations créent des emplois, en détruisent d'autres, et modifient les compétences recherchées. Lutter contre le chômage suppose d'anticiper ces évolutions, notamment par la formation tout au long de la vie — un enjeu économique et social majeur.
Ce qu'il faut absolument retenir
Vérifie ta compréhension
Exercice 1Qui est considéré comme au chômage ?
Le chômage désigne les personnes sans emploi, qui en recherchent un et sont disponibles pour travailler.
Exercice 2Le chômage a-t-il une seule cause ?
Le chômage a des causes multiples (manque de demande, inadéquation des qualifications, coût du travail…).
Exercice 3Comment soutenir l'emploi en agissant sur l'activité ?
Soutenir l'activité (relancer la demande) incite les entreprises à produire et à embaucher.
Exercice 4La formation peut aider à réduire le chômage en adaptant les qualifications aux emplois disponibles.
Vrai : la formation adapte les qualifications aux emplois, réduisant le chômage lié à l'inadéquation.
Exercice 5Pourquoi combine-t-on souvent plusieurs politiques pour lutter contre le chômage ?
Parce que le chômage a des causes multiples : il peut venir d'un manque de demande et d'activité, mais aussi d'une inadéquation entre les qualifications et les emplois, du coût du travail ou du fonctionnement du marché du travail. Comme aucune cause unique ne l'explique, une seule politique ne suffit pas : on combine des mesures de soutien à l'activité (relancer la demande) et des actions sur le marché du travail (formation, retour à l'emploi) pour être plus efficace.
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