CoursGéographie · 5e
Inondations, tempêtes, séismes, mais aussi réchauffement de la planète : les sociétés humaines sont exposées à des risques. Certains sont naturels, d'autres aggravés par l'activité humaine. Comment prévenir ces risques et s'adapter à un climat qui change ?
Le cours
Un aléa est un phénomène dangereux possible (un séisme, une crue, une tempête). Le risque, c'est la rencontre entre cet aléa et une population exposée. Quand le risque se réalise et fait des dégâts, on parle de catastrophe.
Plus une zone est peuplée et exposée, plus le risque est élevé.
Aléa (une crue possible) + population exposée = risque ; si elle se réalise → catastrophe.
Certains risques sont naturels : séismes, éruptions volcaniques, cyclones, inondations. D'autres sont liés aux activités humaines (technologiques ou industriels), comme un accident d'usine ou une pollution.
Souvent, l'action humaine aggrave les risques naturels : bétonner les sols augmente les inondations.
Risques naturels (séisme, cyclone) et risques humains (accident industriel).
En rejetant des gaz à effet de serre (notamment en brûlant des énergies fossiles), les sociétés réchauffent le climat de toute la planète : c'est le changement climatique. Ses effets sont mondiaux : montée du niveau des mers, sécheresses, événements extrêmes plus fréquents.
C'est un risque global qui concerne tous les pays.
Le réchauffement provoque montée des mers, sécheresses et tempêtes plus fortes.
Face aux risques, les sociétés agissent de deux façons. La prévention cherche à réduire les dégâts : surveiller les aléas, alerter, construire des protections, interdire de bâtir dans les zones dangereuses. L'adaptation consiste à changer nos modes de vie pour vivre avec le risque (digues, bâtiments adaptés).
Contre le changement climatique, il faut aussi réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Prévention : alerter, construire des digues, interdire de bâtir en zone inondable.
Un même aléa n'a pas les mêmes effets partout : un séisme de force égale fait peu de victimes dans un pays préparé (bâtiments aux normes, secours efficaces) et beaucoup dans un pays vulnérable.
Le risque dépend donc autant de la société que du phénomène naturel : réduire la vulnérabilité, c'est réduire le risque.
Le réchauffement augmente certains risques : canicules, sécheresses, tempêtes, montée des eaux. Les sociétés doivent à la fois atténuer (réduire les émissions de gaz à effet de serre) et s'adapter (digues, végétalisation des villes, cultures résistantes).
Un séisme de même magnitude frappe un pays riche préparé et un pays pauvre peu préparé. Expliquer la différence de bilan.
Partout, les villes inventent des adaptations : quartiers végétalisés contre la chaleur, parcs inondables qui absorbent les crues, bâtiments surélevés sur les littoraux. S'adapter au changement global devient un enjeu central de l'aménagement.
Ce qu'il faut absolument retenir
Vérifie ta compréhension
Exercice 1Comment appelle-t-on un phénomène dangereux possible, comme un séisme ou une crue ?
Un aléa est le phénomène dangereux possible. Combiné à une population exposée, il forme un risque.
Exercice 2Le changement climatique est principalement dû…
Le réchauffement vient surtout des gaz à effet de serre émis par les activités humaines.
Exercice 3Lequel est un risque lié aux activités humaines ?
Un accident industriel est un risque humain (technologique) ; les autres sont naturels.
Exercice 4L'action humaine peut aggraver un risque naturel, par exemple en bétonnant les sols.
Vrai : bétonner empêche l'eau de s'infiltrer et augmente les inondations.
Exercice 5Cite une action de prévention et une action d'adaptation face à un risque.
Prévention : surveiller, alerter, interdire de construire en zone dangereuse. Adaptation : construire des digues, des bâtiments adaptés, vivre avec le risque.
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