CoursLangue nationale · 6e
Cyclopes, dragons, ogres, créatures effrayantes… Les monstres peuplent les histoires depuis toujours. Mais pourquoi les inventons-nous ? Le monstre fait peur, bien sûr — mais il nous parle aussi de nous-mêmes et de notre rapport à la différence.
Le cours
Le mot « monstre » vient du latin monstrum, lié à monstrare (« montrer ») : le monstre est un être que l'on montre du doigt, qui sort de la norme. Il se caractérise souvent par une apparence effrayante, une taille démesurée, une force terrible ou un mélange d'humain et d'animal (un être hybride).
Le monstre inspire la peur, mais aussi, parfois, la pitié.
« Monstre » vient du latin monstrum (montrer) : un être hors normes.
La mythologie regorge de monstres célèbres. Dans l'Odyssée, Ulysse affronte le cyclope Polyphème (un géant à un seul œil) et les sirènes (au chant mortel). La Méduse change en pierre quiconque la regarde ; le Minotaure, mi-homme mi-taureau, vit dans le labyrinthe.
Ces monstres servent souvent d'épreuves au héros, qui prouve sa valeur en les affrontant.
Polyphème (cyclope), Méduse, le Minotaure : des monstres de la mythologie grecque.
Pour faire exister un monstre, l'auteur en fait le portrait : il décrit son apparence (le portrait physique) et parfois son comportement (le portrait moral). Il utilise un vocabulaire fort, des comparaisons et des métaphores, et joue sur le champ lexical de la peur (terreur, effroi, épouvante).
Une bonne description rend le monstre vivant et effrayant dans l'imagination du lecteur.
Champ lexical de la peur : terreur, effroi, épouvante, horreur, frisson.
Le monstre n'est pas qu'une créature effrayante : il représente souvent nos peurs, nos interdits, ou ce que nous rejetons comme « différent ». Affronter un monstre, c'est affronter une part de soi ou de la société. Certaines histoires invitent même à la pitié envers le monstre, être seul et incompris.
Le monstre interroge ainsi ce qui est « normal » et ce qui est « humain ».
Le monstre peut faire peur… ou émouvoir, comme une créature seule et rejetée.
Le monstre n'est pas seulement effrayant : il représente souvent une peur, un danger ou un interdit. Vaincre un monstre, pour un héros, c'est surmonter une épreuve et prouver sa valeur.
Le monstre sert aussi à s'interroger sur la différence : qu'est-ce qui est « normal », qu'est-ce qui ne l'est pas ?
La mythologie grecque regorge de créatures célèbres : le Minotaure (mi-homme, mi-taureau) enfermé dans le labyrinthe, le Cyclope au œil unique, Méduse dont le regard change en pierre, ou l'Hydre aux multiples têtes qui repoussent. Chacune met à l'épreuve un héros.
Décrire une créature effrayante en suivant la méthode.
Les monstres n'ont jamais cessé de peupler les récits : des créatures de la mythologie antique aux dragons du Moyen Âge, jusqu'aux monstres du cinéma et des univers de fantasy d'aujourd'hui. À chaque époque, ils incarnent nos peurs… et le plaisir de nous faire peur.
Ce qu'il faut absolument retenir
Vérifie ta compréhension
Exercice 1Le mot « monstre » vient d'un mot latin qui signifie notamment…
« Monstre » vient de monstrum / monstrare : montrer (du doigt), désigner ce qui sort de la norme.
Exercice 2Quel monstre, dans l'Odyssée, est un géant n'ayant qu'un seul œil ?
Le cyclope Polyphème, géant à un œil, est affronté par Ulysse.
Exercice 3La description de l'apparence d'un personnage s'appelle le portrait…
Le portrait physique décrit l'apparence ; le portrait moral décrit le caractère.
Exercice 4Un monstre peut inspirer de la pitié, et pas seulement de la peur.
Vrai : certains monstres, seuls ou incompris, émeuvent le lecteur.
Exercice 5Choisis un monstre (mythologie, livre ou film) et décris-le en deux phrases avec le champ lexical de la peur.
Exemple attendu : une description de 2 phrases employant des mots comme terreur, effroi, monstrueux, épouvante. (Toute description cohérente convient.)
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