CoursPhysique · 1re
Pourquoi un objet accélère-t-il, ralentit-il ou change-t-il de direction ? La réponse tient en un mot : les forces. La physique de première relie les forces au mouvement, posant les bases de la mécanique étudiée en terminale.
Le cours
Décrire un mouvement suppose de préciser d'abord le référentiel, c'est-à-dire le point de vue par rapport auquel on l'étudie. Le mouvement est relatif : un même objet peut être immobile dans un référentiel et en mouvement dans un autre. Ce choix conditionne toute la description.
Une fois le référentiel fixé, on caractérise le mouvement par sa trajectoire (rectiligne, circulaire ou quelconque) et par la façon dont la vitesse évolue. Un mouvement est dit uniforme si la vitesse reste constante, accéléré si elle augmente, ralenti si elle diminue. La vitesse étant une grandeur vectorielle, un changement de direction (même à vitesse constante) constitue aussi une variation du mouvement.
En Première, cette description se précise et s'appuie sur le vecteur vitesse, qui indique à la fois la rapidité, la direction et le sens du mouvement. Cette approche rigoureuse est la base de la mécanique. Elle est directement prolongée dans le supérieur scientifique, et en STAPS, où l'analyse fine du mouvement du corps est essentielle.
Le vecteur vitesse d'une voiture pointe dans la direction du déplacement, avec une longueur proportionnelle à la vitesse.
Une force modélise l'action d'un objet sur un autre. Elle peut mettre en mouvement, arrêter, dévier ou déformer un objet. Les forces sont les causes des changements de mouvement, ce qui en fait un concept central de la mécanique.
Une force est une grandeur vectorielle, caractérisée par son point d'application, sa direction, son sens et son intensité (en newtons). On la représente par un vecteur. Parmi les forces fréquemment rencontrées : le poids, qui est la force d'attraction exercée par la Terre sur un objet (proportionnelle à sa masse) ; les forces de contact (support, tension d'un fil) ; les forces de frottement, qui s'opposent au mouvement.
Pour étudier un objet, on recense toutes les forces qui s'exercent sur lui : c'est le bilan des forces. Cette étape est indispensable pour comprendre et prévoir son mouvement. La maîtrise des forces est un fondement de la physique, largement réinvesti dans le supérieur, notamment en biomécanique (STAPS), où l'on analyse les forces s'exerçant sur le corps humain.
Sur un objet posé : le poids (vers le bas) et la réaction du support (vers le haut).
Le principe d'inertie est l'une des lois fondamentales de la mécanique. Il énonce que, dans un référentiel adapté, un objet soumis à des forces qui se compensent (ou à aucune force) conserve son mouvement : il reste immobile, ou se déplace en ligne droite à vitesse constante.
Ce principe rompt avec l'intuition courante selon laquelle il faudrait une force pour entretenir un mouvement. En réalité, sans force pour le modifier, un objet en mouvement continuerait indéfiniment. Si l'on observe un objet ralentir (comme un ballon qui roule et s'arrête), c'est qu'une force agit sur lui (ici, les frottements). Réciproquement, tout changement de mouvement (accélération, ralentissement, changement de direction) traduit l'existence de forces non compensées.
Le principe d'inertie, formulé par Galilée puis intégré aux lois de Newton, est un pilier de la mécanique classique. Il permet de comprendre pourquoi les mouvements changent ou se maintiennent. C'est une notion essentielle du supérieur scientifique, fondamentale pour l'étude des mouvements dans toutes leurs applications.
Un objet glissant sans frottement à vitesse constante : ses forces se compensent.
Le lien entre les forces et la variation du mouvement se précise en Première. L'idée centrale est que la somme des forces exercées sur un objet détermine la façon dont son mouvement change, c'est-à-dire son accélération.
Si les forces se compensent, le mouvement ne change pas (principe d'inertie). Si elles ne se compensent pas, l'objet subit une variation de vitesse : il accélère dans la direction de la force résultante. Plus cette force est intense, plus la variation est importante ; plus l'objet est massif, plus il « résiste » au changement (son inertie est grande). On relie ainsi la cause (les forces) à l'effet (la variation du mouvement).
Cette relation, qui sera formalisée précisément par la deuxième loi de Newton en Terminale, est au cœur de la mécanique. Elle permet de prévoir comment un objet va bouger sous l'action de forces connues. C'est un outil fondamental en physique et dans ses applications, notamment en biomécanique (STAPS), où l'on étudie comment les forces musculaires et extérieures modifient le mouvement du corps.
Freiner exerce une force opposée au mouvement : la vitesse diminue.
Une force n'est pas seulement une intensité : elle possède une direction, un sens et un point d'application. On la modélise donc par un vecteur.
Le poids, par exemple, est vertical, dirigé vers le bas, d'intensité P = m × g. Représenter correctement les forces est la première étape pour analyser un mouvement.
Une force ne sert pas à entretenir un mouvement, mais à le modifier (accélérer, freiner, dévier). C'est le principe d'inertie : sans force (ou si elles se compensent), la vitesse reste constante.
Ainsi, un objet en mouvement dans l'espace, loin de tout, continuerait indéfiniment. Sur Terre, ce sont les frottements qui finissent par l'arrêter.
Quel est le poids d'un objet de masse 5 kg sur Terre ? (g ≈ 9,8 N/kg)
Le principe d'inertie est la première des lois de Newton, qui régissent tous les mouvements. Elles relient les forces aux variations de mouvement et permettent de calculer des trajectoires — de la chute d'une pomme au lancement d'une fusée. Ces lois, vieilles de plus de trois siècles, restent la base de la mécanique.
Ce qu'il faut absolument retenir
Vérifie ta compréhension
Exercice 1De quoi a-t-on besoin pour décrire un mouvement ?
Il faut choisir un référentiel : le mouvement est relatif.
Exercice 2Selon le principe d'inertie, si les forces se compensent, le vecteur vitesse…
Si la somme des forces est nulle, le vecteur vitesse ne change pas (immobile ou rectiligne uniforme).
Exercice 3Dans quelle unité exprime-t-on une force ?
Une force s'exprime en newtons (N) et se représente par un vecteur.
Exercice 4Un changement de mouvement (accélération, freinage, virage) révèle une force non compensée.
Vrai : si le vecteur vitesse change, c'est que les forces ne se compensent pas.
Exercice 5Un objet glisse à vitesse constante en ligne droite. Que peut-on dire des forces qui s'exercent sur lui ?
Comme son mouvement est rectiligne uniforme (vitesse constante, direction fixe), d'après le principe d'inertie, les forces qui s'exercent sur lui se compensent : leur somme est nulle.
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