Au discours direct, les paroles sont rapportées telles quelles, entre guillemets, après un verbe de parole.
Au discours indirect, elles sont intégrées à la phrase par une subordonnée : les guillemets disparaissent, et les pronoms, les temps et les marqueurs changent.
Comment trancher à coup sûr
- Y a-t-il des guillemets et un tiret ? — → discours direct.
- Les paroles sont-elles introduites par « que », « si », « ce que » ? — → discours indirect.
- Vérifier les trois transformations — Personne, temps, indicateurs de temps et de lieu.
Exemples
- Il dit : « Je pars demain. »Discours direct.
- Il dit qu'il part le lendemain.Indirect : « je » → « il », « demain » → « le lendemain ».
- Elle demanda : « Viens-tu ? »Question au discours direct.
- Elle demanda s'il venait.Une question indirecte perd le point d'interrogation.
Le piège
Au discours indirect, la question ne garde ni son point d'interrogation ni son inversion. « Il demande où tu vas », et non « il demande où vas-tu ? ».
À savoir aussi
- Si le verbe introducteur est au passé, les temps reculent : présent → imparfait, futur → conditionnel.
- Le discours indirect libre supprime le verbe introducteur : c'est un procédé littéraire fréquent chez Flaubert.
À vous
Transformez : Il dit : « Je viendrai demain. »
Il dit qu'il viendra le lendemainLe pronom, le temps et l'indicateur changent.Transformez : Elle demanda : « Où vas-tu ? »
Elle demanda où il allaitUne question indirecte perd son point d'interrogation et son inversion.« Il dit qu'il est fatigué. » Quel discours ?
indirectPas de guillemets, une subordonnée introduite par « que ».
Règles liées
Responsable éditorial — Nicolas, fondateur d'Achevia · méthode éditoriale · dernière vérification : août 2026
Une erreur, une formulation qui vous semble fausse ? Signalez-la.