CoursEnseignement moral et civique · 4e
« Je fais ce que je veux ! » Vraiment ? La liberté est un droit précieux, mais elle n'est pas sans limites. En 4ᵉ, on réfléchit aux libertés et à leurs limites : jusqu'où va ma liberté, et où commence celle des autres ?
Le cours
La liberté, c'est pouvoir penser, s'exprimer, agir et choisir par soi-même, sans être contraint par les autres. C'est un droit fondamental, inscrit dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Il existe de nombreuses libertés : la liberté d'expression (dire ce qu'on pense), la liberté de croyance (croire ou non, choisir sa religion), la liberté de circulation (aller où l'on veut), la liberté de réunion, la liberté de la presse…
Ces libertés ont été conquises au fil de l'histoire, souvent au prix de longues luttes. Elles sont précieuses et caractérisent les sociétés démocratiques, où l'individu est libre, par opposition aux régimes autoritaires qui les restreignent. Mais, comme on va le voir, être libre ne signifie pas « pouvoir tout faire ».
Liberté d'expression, de croyance, de circulation : autant de libertés fondamentales.
La liberté n'est pas illimitée : elle est encadrée par la loi, afin de protéger les autres et de permettre la vie en société. Le principe est simple : ma liberté s'arrête là où commence celle des autres.
Par exemple, la liberté d'expression ne permet pas d'insulter, de diffamer (mentir pour nuire à quelqu'un), ni d'inciter à la haine ou à la violence. La liberté de circulation n'autorise pas à entrer chez les autres sans permission.
Ces limites ne sont pas des atteintes à la liberté : au contraire, elles la rendent possible pour tous. Sans règles, la liberté du plus fort écraserait celle du plus faible. C'est la loi, la même pour tous, qui garantit que chacun puisse exercer ses libertés sans nuire à autrui. Une liberté sans limites deviendrait la loi de la jungle.
La liberté d'expression ne permet pas d'insulter quelqu'un ou d'inciter à la haine.
La liberté d'expression permet de dire et d'écrire ce que l'on pense, de débattre, et de critiquer — y compris les puissants et les gouvernants. C'est un pilier essentiel de la démocratie : sans elle, pas de débat d'idées, pas de presse libre, pas de contre-pouvoir.
Elle inclut la liberté de la presse, la liberté de création (artistique), et le droit à l'information. En démocratie, on peut exprimer son désaccord, manifester, publier une critique.
Mais cette liberté a des limites légales : elle ne permet pas l'injure, la diffamation, l'incitation à la haine ou à la violence, ni l'appel au racisme. La difficulté est de trouver le juste équilibre entre une liberté d'expression la plus large possible et la protection des personnes. Ce débat, toujours vif, est au cœur des démocraties modernes.
On peut critiquer une décision politique, mais pas insulter ni mentir pour nuire.
Être libre, c'est aussi être responsable de ses actes et de ses paroles. La liberté et la responsabilité vont ensemble : on ne peut pas revendiquer l'une sans assumer l'autre.
La liberté suppose de respecter les autres et les règles communes. Celui qui use de sa liberté pour nuire (insulter, tricher, dégrader) doit en répondre et peut être sanctionné. Répondre de ses actes, c'est en accepter les conséquences.
Plus on est libre, plus on doit être responsable : un adulte, plus libre qu'un enfant, a aussi davantage de responsabilités. Apprendre à être libre, c'est donc apprendre à faire des choix réfléchis, à en assumer les conséquences, et à respecter la liberté des autres. C'est cette responsabilité qui distingue la vraie liberté du simple caprice (« faire tout ce qui me passe par la tête »).
Publier un message en ligne est un acte libre, mais on est responsable de son contenu.
La liberté n'est pas le droit de tout faire : elle s'arrête là où commence celle des autres. On résume souvent ce principe par : « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. »
Ainsi, la liberté d'expression ne permet ni d'insulter, ni de diffamer, ni d'inciter à la haine : la loi fixe des limites pour protéger chacun.
En démocratie, les libertés fondamentales (s'exprimer, se réunir, croire ou non) sont protégées par la loi. Mais chaque liberté s'accompagne de devoirs et de responsabilités.
La liberté et la responsabilité vont ensemble : plus on est libre, plus on est responsable de l'usage que l'on en fait.
Un internaute publie des propos insultants et haineux contre une personne. Est-ce couvert par la liberté d'expression ?
Les libertés que nous connaissons (s'exprimer, se réunir, voter) ont été conquises au fil de l'histoire, souvent au prix de longues luttes. Elles ne vont pas de soi et n'existent pas partout dans le monde. Les connaître et les respecter, c'est aussi apprendre à les défendre.
Ce qu'il faut absolument retenir
Vérifie ta compréhension
Exercice 1La liberté est-elle illimitée ?
La liberté est encadrée par la loi : elle s'arrête là où commence celle des autres.
Exercice 2Que ne permet PAS la liberté d'expression ?
La liberté d'expression ne permet pas l'injure, la diffamation ni l'incitation à la haine.
Exercice 3Avec quoi la liberté va-t-elle toujours de pair ?
Être libre, c'est aussi être responsable de ses actes et de ses paroles.
Exercice 4La liberté d'expression permet de critiquer, y compris les puissants.
Vrai : critiquer, même les puissants, est un pilier de la démocratie (dans les limites de la loi).
Exercice 5Explique la phrase « ma liberté s'arrête là où commence celle des autres ».
Cela signifie que je suis libre d'agir et de m'exprimer, mais que je ne dois pas nuire aux autres ni violer leurs droits. La loi fixe ces limites pour que la liberté de chacun soit respectée et protégée.
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