CoursMathématiques · 5e
En 5ᵉ, les nombres s'agrandissent dans deux directions : on découvre les nombres négatifs (en dessous de zéro, comme les températures d'hiver) et on apprend à calculer avec les fractions. Deux outils indispensables pour la suite des mathématiques.
Le cours
Un nombre relatif peut être positif (au-dessus de zéro, comme +5) ou négatif (en dessous de zéro, comme −5). Les nombres négatifs permettent d'exprimer des situations du quotidien : une température de −8 °C, une altitude de −20 m (sous le niveau de la mer), un solde bancaire négatif (un découvert), un étage en sous-sol.
Sur une droite graduée, les nombres négatifs se placent à gauche de zéro, les positifs à droite. Plus on va vers la gauche, plus le nombre est petit : ainsi −10 est plus petit que −3 (attention, c'est l'inverse de l'intuition sur les nombres « sans signe »).
La distance d'un nombre à zéro s'appelle sa valeur absolue : +7 et −7 ont la même valeur absolue (7). Les relatifs élargissent ainsi le monde des nombres « des deux côtés » de zéro.
−7 °C est plus froid que −2 °C : sur la droite, −7 est plus à gauche, donc plus petit.
Pour additionner deux nombres relatifs, on distingue deux cas : — s'ils ont le même signe, on additionne les valeurs et on garde le signe commun. Exemple : (−3) + (−5) = −8 ; — s'ils ont des signes différents, on calcule l'écart entre les valeurs et on garde le signe du plus « grand » (en valeur absolue). Exemple : (−7) + (+4) = −3.
Pour soustraire un relatif, on applique une règle astucieuse : soustraire un nombre revient à ajouter son opposé. Ainsi, 5 − (−3) = 5 + 3 = 8, et (−2) − (+6) = (−2) + (−6) = −8.
Ces règles peuvent dérouter au début, mais elles deviennent vite automatiques avec l'entraînement. Elles sont la base de tout le calcul au collège et au lycée : les maîtriser solidement est indispensable pour la suite.
(−4) + (−3) = −7 ; (−4) + 7 = +3 ; 5 − (−3) = 5 + 3 = 8.
Une fraction représente une part d'un tout : dans 3/4, le dénominateur (4, en bas) indique en combien de parts égales le tout est divisé, et le numérateur (3, en haut) combien de parts on prend.
Pour additionner ou soustraire deux fractions, il faut d'abord qu'elles aient le même dénominateur. Si ce n'est pas le cas, on les réduit au même dénominateur (en cherchant un dénominateur commun), puis on additionne les numérateurs.
Exemple : 1/4 + 2/3. On met sur 12 : 3/12 + 8/12 = 11/12.
Pour comparer deux fractions, on les met aussi au même dénominateur : la plus grande est celle qui a le plus grand numérateur. Les fractions permettent de calculer avec des quantités non entières, ce qui est indispensable dans d'innombrables situations concrètes (recettes, mesures, partages).
1/4 + 2/4 = 3/4. Pour 1/2 + 1/4, on écrit 1/2 = 2/4, donc 2/4 + 1/4 = 3/4.
Pour multiplier deux fractions, la règle est simple : on multiplie les numérateurs entre eux et les dénominateurs entre eux. Exemple : 2/3 × 4/5 = (2 × 4)/(3 × 5) = 8/15. Il n'est pas nécessaire d'avoir le même dénominateur (contrairement à l'addition).
Prendre « une fraction d'une quantité » revient à multiplier. Par exemple, les 3/4 de 20 se calculent : 3/4 × 20 = 60/4 = 15. On retrouve ainsi facilement une part d'un total.
Ces calculs servent à résoudre de nombreux problèmes concrets : « les 2/5 d'une classe de 30 élèves » (soit 12 élèves), une réduction, une portion de recette. On pense toujours à simplifier le résultat lorsque c'est possible. Maîtriser le calcul fractionnaire ouvre la porte aux proportions et aux pourcentages, omniprésents ensuite.
2/3 × 3/5 = 6/15 = 2/5. Les 3/4 de 20 = 15.
Deux nombres de même signe : on additionne les distances à zéro et on garde le signe. Exemple : (−3) + (−5) = −8.
Deux nombres de signes contraires : on soustrait les distances à zéro et on prend le signe de celui qui est « le plus loin » de zéro. Exemple : (−7) + (+3) = −4.
Pour comparer deux fractions, on les met au même dénominateur : 2/3 et 3/4 deviennent 8/12 et 9/12, donc 3/4 > 2/3.
Pour simplifier, on divise numérateur et dénominateur par un même nombre : 6/8 = 3/4 (division par 2).
Effectuer l'addition (−9) + (+4).
Les négatifs sont partout : les températures en dessous de zéro, les étages de sous-sol, un compte en banque à découvert, l'altitude sous le niveau de la mer. Inventés tardivement dans l'histoire des mathématiques, ils ont longtemps été considérés avec méfiance… avant de devenir indispensables.
Ce qu'il faut absolument retenir
Vérifie ta compréhension
Exercice 1Quel est le plus petit de ces deux nombres : −5 ou −2 ?
Sur la droite graduée, −5 est plus à gauche que −2 : il est donc plus petit.
Exercice 2Combien vaut 5 − (−3) ?
Soustraire −3 revient à ajouter 3 : 5 − (−3) = 5 + 3 = 8.
Exercice 3Combien vaut 1/4 + 2/4 ?
Même dénominateur : on additionne les numérateurs, 1 + 2 = 3, donc 3/4.
Exercice 4Pour additionner deux fractions, il faut qu'elles aient le même dénominateur.
Vrai : on doit d'abord réduire au même dénominateur avant d'additionner les numérateurs.
Exercice 5Combien valent les 3/4 de 20 ?
Les 3/4 de 20 = 3/4 × 20 = 60/4 = 15.
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